lundi 25 août 2014

Freedom Catchers


J'avais oublié ce que c'était, au fond. Quand on s'ancre dans la réalité du quotidien, on oublie la bulle du CISV, on oublie à quel point elle nous change et fait de nous quelqu'un de meilleur. On oublie à quel point on donne de l'amour et surtout, l'échelle à laquelle on le reçoit en retour. Retrouver cette bulle et la quitter à nouveau a été un choc émotionnel, comme en 2011. Plus supportable peut-être, parce que j'y suis retournée en étant déjà heureuse à la racine. Cet univers magnifique, ce quotidien-là, tellement unique pour moi, les flag times, les Kiitos, les activités, les lullabies, cette sérénité retrouvée, tant de fous rires, et de l'amour, tant d'amour que les mots ne peuvent le porter. Une vie dans une vie. La meilleure vie possible.
Et je suis rentrée à Lyon des larmes encore sur les joues, mais pleine de lumière et reconnaissante à l'ultime. Les lettres qui m'attendaient m'ont rappelée à mes contraintes quotidiennes, et j'aimerais avoir du temps, plus de temps. Laissez-moi le temps de revoir ces trois semaines dans les moindres détails, sous la nuit perturbante. Laissez-moi le temps de pleurer ceux qui manquent déjà à ma vie. Laissez-moi le temps d'être triste, de supporter la cruauté du silence. Laissez-moi le temps de dire au revoir à ce morceau de vie achevé, que je ne retrouverai jamais.
I need time to miss my family.

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