Deux journées trop courtes qui ont filé entre nos doigts, nos doigts entrelacés comme pour toujours, mais encore arrachés l'un de l'autre par les trains, les bus, la route, tu me manques déjà terriblement, trop de silence, trop peu de contact, trop longue est la nuit que je ne passe pas entre tes bras, et un cauchemar m'a réveillée, depuis déjà plus de vingt-quatre heures je ne t'ai pas embrassé, l'au revoir se déroule si vite et les heures sont pourtant si longues, langueur des journées, abattement de mon coeur, la nostalgie est abrupte et le manque est brutal, je veux que ton parfum reste entre mes paumes, je veux avoir laissé le mien au creux des draps dans lesquels tu vas continuer à dormir, toi ici et moi là-bas, moi ici et toi si loin, je veux gommer la carte des distances, elle m'agresse à chaque souffle, dix heures nous séparent, dix heures de trop, si je repartais maintenant je serais avec toi demain matin, être avec toi, j'en perds la raison, je m'égare tant à t'aimer et ces routes-là sont pourtant belles, je me frustre davantage à ne plus trouver les mots suffisants, qu'écrire de plus aujourd'hui que je n'ai pas déjà écrit avant, tu manques à mes habitudes, à mon quotidien, tu manques à tout et tout le temps, je ne pense qu'à Septembre, tes baisers sur mon front et tes bras qui m'enlacent, tes réflexions qui m'éveillent et comme tu me regardes, cela ne fait qu'un jour et... Il ne reste plus qu'un mois, plus qu'un mois.

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