mardi 5 juin 2012

Eden.


[I had just said so... And the 'miracle' did happen.]

Nos secondes comme des voiliers qui s’accrochent à l’horizon
incertain qui se dessine dans les esquisses de la pluie
L’amour qui s’effrite en poignées de minutes
Présent certain devient passé déjà
Mes doutes soudains lorsque le jour s’en va,
des certitudes que la Lune percute.

Tu m’enveloppes de tes discours et
la pluie vient te couper la parole
Nous courons sous les parapluies et -
Glisser sur les galets se réfugier dans la voiture
ruisselants dans cette galère
On rit de travers
de bon cœur
Et le mien
à l’envers.
Eteindre les lumières
et parler seuls hors du temps –
comme les amants
Perdus que
Nous
sommes.

S’asseoir côte à côte et
Fumer jusqu’à n’en plus pouvoir respirer
Fumer jusqu’à la nuit
S’enfumer nos cœurs lourds
A l’infini
Pour ne plus y réfléchir.
Dealers d’amour – tragédie à
désengourdir
Mais surtout
Junkies d’un désir
A nous
Addiction de nos corps
L’un à l’autre – turbulente
Tes baisers comme étreinte,
ta chaleur comme amante
Sentimentale indifférente
Silence de la nuit de nos
soupirs qui la brisent -
Nos impertinences
insolentes

Moi, je t’aime
à l’amiante – pour mèches incombustibles
en béton, à l’incompressible
M’aime si tu en es resté au carton
M’aime si tout infini
Je t’aime à la nuit à l’aurore.

2 commentaires:

Fanny a dit…

C'est de qui ?

Emma a dit…

De moi. Je ne publie que ce que j'écris :) Sauf certaines citations que je mets toujours entre guillemets.