On s'oublie, je le sens. Et je n'y pense plus moi-même qu'avant le sommeil. J'écoule mes journées à coups de révisions et d'écrits de quatre heures et je n'ai pas le temps de penser à lui. Il écoule ses journées à coups de paternité et de recherche de job et n'a pas le temps de penser à moi. Et je ne veux pas ça, je ne veux pas que ce lien disparaisse dans les pauvres méandres quotidiens qui l'arrachent à moi. Il est fait pour moi, ou alors le monde n'a pas de sens logique. Mon amour est hermétique. Je m'accrocherai à ces quelques douze heures au total par mois s'il ne nous reste que ça. Je ne peux rien effacer, tout était si intense, immense, ça m'en brûle encore la peau lorsque j'y pense. Je crois que je suis en train de perdre l'amour de ma vie et je ne peux absolument rien faire. Je pourrais lui dire, frapper à sa porte en pleine nuit et enfin prononcer tout ce que j'ai sur et dans le cœur, lui dire de partir avec moi n'importe où, même une seule journée. Mais ce n'est pas ce qu'il voudrait entendre, et je n'ai pas le temps de le faire. S'il savait tout ça. A la place je laisse les jours glisser au rythme de mon travail, et j'essaye d'y trouver un sens. J'ai lu une citation un jour qui disait "Cela aura-t-il autant d'importance pour toi dans 1 an?". Je crois bien que oui. On n'efface pas de notre cœur quelqu'un qui a aidé à nous sauver la vie. Je refuse de croire qu'il a tout oublié, je refuse que tout parte en fumée, qu'importe si je dois l'empêcher seule. Il marche sur un fil et je me coupe avec, et comme disait Apollinaire je serre son souvenir comme un corps véritable, j'achète toujours des Fortuna avec mes Winston, ma gorge se serre encore quand passe le C7 à destination d'Oullins, je compte les jours voire les semaines qui nous séparent, et son écharpe court toujours sur mes épaules la nuit. Il faut être soit fou, soit extrêmement optimiste, soit profondément amoureux pour s'accrocher ainsi. Et je le suis. Je suis tout ça, tout à la fois. J'en perdrais la tête si j'en avais le temps, mais les études me stabilisent, alors je m'y noie... En attendant. Qu'en adviendra-t-il après? "Cela comptera-t-il autant dans 1 an"? Cette question me mord les lèvres. Si seulement.
samedi 12 mai 2012
Seven days without love make one weak.
On s'oublie, je le sens. Et je n'y pense plus moi-même qu'avant le sommeil. J'écoule mes journées à coups de révisions et d'écrits de quatre heures et je n'ai pas le temps de penser à lui. Il écoule ses journées à coups de paternité et de recherche de job et n'a pas le temps de penser à moi. Et je ne veux pas ça, je ne veux pas que ce lien disparaisse dans les pauvres méandres quotidiens qui l'arrachent à moi. Il est fait pour moi, ou alors le monde n'a pas de sens logique. Mon amour est hermétique. Je m'accrocherai à ces quelques douze heures au total par mois s'il ne nous reste que ça. Je ne peux rien effacer, tout était si intense, immense, ça m'en brûle encore la peau lorsque j'y pense. Je crois que je suis en train de perdre l'amour de ma vie et je ne peux absolument rien faire. Je pourrais lui dire, frapper à sa porte en pleine nuit et enfin prononcer tout ce que j'ai sur et dans le cœur, lui dire de partir avec moi n'importe où, même une seule journée. Mais ce n'est pas ce qu'il voudrait entendre, et je n'ai pas le temps de le faire. S'il savait tout ça. A la place je laisse les jours glisser au rythme de mon travail, et j'essaye d'y trouver un sens. J'ai lu une citation un jour qui disait "Cela aura-t-il autant d'importance pour toi dans 1 an?". Je crois bien que oui. On n'efface pas de notre cœur quelqu'un qui a aidé à nous sauver la vie. Je refuse de croire qu'il a tout oublié, je refuse que tout parte en fumée, qu'importe si je dois l'empêcher seule. Il marche sur un fil et je me coupe avec, et comme disait Apollinaire je serre son souvenir comme un corps véritable, j'achète toujours des Fortuna avec mes Winston, ma gorge se serre encore quand passe le C7 à destination d'Oullins, je compte les jours voire les semaines qui nous séparent, et son écharpe court toujours sur mes épaules la nuit. Il faut être soit fou, soit extrêmement optimiste, soit profondément amoureux pour s'accrocher ainsi. Et je le suis. Je suis tout ça, tout à la fois. J'en perdrais la tête si j'en avais le temps, mais les études me stabilisent, alors je m'y noie... En attendant. Qu'en adviendra-t-il après? "Cela comptera-t-il autant dans 1 an"? Cette question me mord les lèvres. Si seulement.
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