dimanche 27 mai 2012

The Fray


Quitter les lèvres d'un quasi-inconnu et rejoindre une route qui ramènerait à la maison. Souffrir aux yeux du monde, la démarche saccadée, les pas lourds de tristesse, mordre sa lèvre pour ne pas pleurer et baisser les yeux quand on croise les passants. L'air est suffoquant, le ciel déploie la lourdeur de son humidité pour avertir de l'orage. 
Overthinking. 
J'ai essayé avec ce garçon de battre le briquet sur mon cœur jusqu'à en obtenir une étincelle, et je n'ai rien obtenu du tout. Rien ne se force, dans ces choses-là. Si seulement. Je meurs de chagrin sur le trottoir et personne ne s'en rend compte, personne ne veut le voir. Et je n'admettrai jamais que tout ce dont j'ai envie à cet instant, c'est prendre ce bus qui m'emmènerait devant chez toi. Pleurer à ta vision et t'avouer tout ce que je cache, tous ces secrets. Je ne peux pas. 
Arriver enfin chez soi et s'écrouler sur le matelas. Écouter le vrombissement de la pluie contre les carreaux, comme un écho aux larmes qui s'affalent contre les pommettes. 
Oh, combien l'amour que l'on ne possède pas peut tout saccager. Jusqu'à notre corps entier; la moindre parcelle encore vivante, il la détruit.
Why can't I just be the happily ever after person?

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