C'est fini pour toujours, je l'ai bien compris. J'ai essayé de m'en distraire, d'oublier, j'ai essayé de tirer un trait, de tourner la page. Toi tu as déjà terminé le livre. Moi j'ai cette impression lourde que ça m'est impossible. Comment oublier quelqu'un qui vous a donné tant de Mémorables. J'en suffoque encore parfois, pourtant ton visage commence à se brouiller de plus en plus, ton souvenir s'efface au fil des jours. Mais il reste toujours quelque chose, et ce quelque chose m'empêche d'avancer. Je suis avec quelqu'un depuis une semaine et je n'y arrive pas. Je lui trouve déjà des milliers de défauts. Qui ne sont pas, je crois, des défauts en soi. C'est juste qu'il n'est pas Toi. Et c'est encore pire. Les souvenirs que tu m'as donnés me torturent la nuit le jour, ils m'écrasent, et ton silence encore plus. Tes appels d'une pauvre minute avec le fameux "on se recontacte" qui coupe toute conversation que tu ne veux pas avoir. Ce "on" qui veut dire "je", qui veut me dire "ne fais rien, attends que j'appelle". Et même si je n'attends plus, si parfois je me dis que tu ferais bien d'aller au diable et que de toute façon tu n'es plus du tout le même que celui que j'ai rencontré, que j'ai aimé, qui m'a aimée, je suis blessée. Des plaies béantes, secrètes au monde, qui mettent des milliers d'heures à se panser. Je ne t'ai pas vu depuis 25 jours, certains m'ont paru une éternité, d'autres non, parfois j'ai cherché ton visage dans les foules, parfois non. Mais au bout de combien de temps oublie-t-on l'odeur de celui qui vous a aimée ? Et quand cesse-t-on d'aimer à son tour ? J'ai tellement besoin de réponses, que jamais personne ne pourra m'apporter. Pourquoi moi, pourquoi toi, pourquoi lui, pourquoi cette vie. Pourquoi je semble pour l'instant incapable d'aimer quelqu'un d'autre. Pourquoi est-ce si difficile de simplement tirer un trait et avancer dans la vie, pour soi. Pourquoi toi, pourquoi tu m'es tombé dessus et m'as donné tant à me rappeler. Pourquoi tu as tellement changé, pourquoi tu es le contraire aujourd'hui de la personne que j'ai aimée, pourquoi tu m'as donné autant d'espoirs sur lesquels me reposer. Pourquoi tu m'as donné tant de preuves d'un futur ensemble, jusqu'à ce que j'y croie comme une évidence, pour me les reprendre après.
A quoi ça sert d'aimer si ça finit toujours mal. Je n'ai plus envie d'y croire. Tu étais le chef-d’œuvre final de mes amours apocalyptiques.
Fin.

2 commentaires:
d'un blog à l'autre jusqu'à tes mots... et ta souffrance qui fait écho. bien sur qu'un jour on en guérit. des jours, des semaines, voir des années... il restera des cicatrices... c'est aussi par elles que nous sommes ce que nous sommes... c'est elles aussi qui nous donnent justesse et clairvoyance pour vivre encore de belles histoires! petite sœur, lâche prise sur la douleur,la vie s'arrêtera bien assez vite, alors remets schumann dans tes écouteurs et prends soin de toi!
Merci beaucoup pour ce gentil mot, melody.
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