
Du soleil sur sa peau, ses cheveux décrivent des spirales délirantes. Une musique résonne contre le vent. Le patrimoine d'un cœur qui s'essouffle contre le gris de Novembre. Des volutes en nicotine qui s'entremêlent dans ses torsades; la fumée du poison contre ses rubans blonds. L'angélique palpitante dans le creux du monde. Dans des coins de vie. Elle repense. La chaleur des bras de son amour, trop lointain souvenir crayonné par ses songes-détours. Les esquisses d'un baiser, leurs corps en entrelacs, dessinant des arabesques folles. Sa passion pour un homme de chaleur - et de distance. Ses messages chuchotent un air léger; des murmures de tendresse écrasés par des kilomètres d'absurdité. La douleur brisera-t-elle un jour ces barrières imperceptibles ? Les brouillons de ses rêves sur les notes d'un clavier, sur les pages d'un cahier - des calculs indéfinis de sa dépendance. La démence du cœur fasciné contre les sciences implacables de l'intervalle. Ses chimères qui décrivent les courbes d'un amour perdu - elle ici et lui au loin. Sous l'écho des mêmes incertitudes.
Du soleil sur leur peau.
Du soleil sur leur peau.
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