
Je suis clandestine dans mon cocon. Je devrais sortir, poster, appeler, postuler, écrire, régler. Mais je reste immobile sous la chaleur des couvertures. Illégalement. Le soleil filtre, ses rayons m'appellent. Mais mes portes restent closes. Il n'y a plus d'air. Absorbée par la démence, j'expose ma folie à coups de pilules blanches. J'aspire la poudre de détresse. L'automne me souffle ses couleurs, incite mes divagations. Je suis seule et loin du monde, je condamne les portes de ma prison. L'absence érode mon esprit trop fragile. Mon corps se noie dans la souffrance; eaux profondes du désespoir. Le spleen me serre contre son coeur. Et empoigne mes sombres leurres.
1 commentaire:
On dirait du vécu tellement ça fait "vrai".
J'aime.
Et quelque chose de plus gai maintenant?
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