
J'ai vu les phares des voitures foncer sur moi alors je n'ai pas bougé. Ils se sont arrêtés, comme s'il restait un espoir que ma vie continue. Alors j'ai englouti la route. Jusqu'au prochain obstacle qui me laisserait une cicatrice. Et rien, rien, rien. Le bar était fermé. Rien, rien. La Nuit était clémente. Mais lorsque le monde s'effondre peut-on encore être sain d'esprit ? Non. Alors j'ai pris un peu trop de poudre somnifère, et je me suis laissée voguer dans mon cocon, cocon de solitude, sans pensées, sans espoir, sans Rien. Juste errer. Ne pas se souvenir. Ne pas penser, ne pas réfléchir. J'ai vendu mon corps à l'oubli. Je voudrais balancer mon corps contre les murs jusqu'à ce que mes os craquent. Je voudrais découper ma chair jusqu'à ce qu'il ne soit plus possible de voir autre chose que du sang. Aux yeux de tous, je me stigmatise. Je ne peux plus ressentir. Ca fait trop mal. Je veux du Rien. Rien, rien, rien. Encore et encore. Mais qui me l'offrirait ? Souffrance et mare de sang. Mais ne t'en fais pas, je vais bien...
1 commentaire:
Je vois, c'est difficile de faire joyeux quand on ne l'est pas...
En revanche, c'est bien écrit.
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