dimanche 7 avril 2013

Futur


Manger de la route avec elles, arriver à Dijon, attendre, attendre des heures, au début d'une file qui se remplit progressivement de casquettes et tee-shirts Ünkut, attendre jusqu'à ce que l'agitation commence, que les portes s'ouvrent, se faire fouiller, passer, et courir courir courir, traverser la salle et aller se crasher contre la barrière, cette barrière tant rêvée que je refuse de ne pas avoir pour chaque concert, je l'ai eue encore une fois. S'y coller de toutes ses forces, et attendre encore, voir la salle se remplir, attendre... Première partie, attendre... Et enfin ces lumières qui s'éteignent et se rallument, et lui qui arrive, lui que j'ai écouté pendant des mois, moi qui ai rêvé de ce concert des heures entières. C'est encore mieux que dans mes songes, je me croyais au Paradis. Ma soeur m'a dit "toi, tu es passionnée. Tu oublies toutes ces heures d'attente dès la première seconde de concert. Tu sacrifies des journées entières pour 1h30 de bonheur, parce que tu la vis à 100% cette heure. J'aimerais être comme ça". Et cette heure-là est passée tellement vite que le coup de nostalgie m'assène déjà le cerveau. Le concert. Être entière puis en morceaux.

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