Manger de la route avec elles, arriver à Dijon, attendre, attendre des
heures, au début d'une file qui se remplit progressivement de casquettes
et tee-shirts Ünkut, attendre jusqu'à ce que l'agitation commence, que
les portes s'ouvrent, se faire fouiller, passer, et courir courir
courir, traverser la salle et aller se crasher contre la barrière, cette
barrière tant rêvée que je refuse de ne pas avoir pour chaque concert,
je l'ai eue encore une fois. S'y coller de toutes ses forces, et
attendre encore, voir la salle se remplir, attendre... Première partie,
attendre... Et enfin ces lumières qui s'éteignent et se rallument, et
lui qui arrive, lui que j'ai écouté pendant des mois, moi qui ai rêvé de
ce concert des heures entières. C'est encore mieux que dans mes songes,
je me croyais au Paradis. Ma soeur m'a dit "toi, tu es passionnée.
Tu oublies toutes ces heures d'attente dès la première seconde de
concert. Tu sacrifies des journées entières pour 1h30 de bonheur, parce
que tu la vis à 100% cette heure. J'aimerais être comme ça". Et cette
heure-là est passée tellement vite que le coup de nostalgie m'assène
déjà le cerveau. Le concert. Être entière puis en morceaux.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire