jeudi 15 novembre 2012

Walter White


Lutter contre le sommeil, empiler les mégots, enfumer mes songes, m'assourdir de musique, je ne veux pas de ce silence nocturne, il est bien trop lourd, trop suffocant. Vaincre la nuit et aiguiser mon insomnie, parce que je ne veux pas que cette journée s'en finisse, celle qui a commencé dans tes bras - et si elle doit finir, qu'elle s'achève dans l'inconscience, quand la fatigue sera telle que je ne pourrai plus penser, plus penser à toi, car je ne fais que ça. C'est ce qui me saisit, me tient éveillée, en alerte. Mes beaux souvenirs comme ces mégots qui s'entassent; des restes de réalité, et pour ça j'ai des centaines de nouvelles cigarettes à fumer avec toi, douces et légères, insouciantes, je les attends comme une fillette impatiente. Le temps me braque de son paralogisme, mon horloge craque ses mécanismes, et moi, détraquée, j'attends déjà lundi.

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