
J'écorche mon cœur contre les réalités hermétiques. Ces foutus dimanches soirs où les gares sont vides, où la mélancolie dissout les corps, où chaque musique est un requiem des blessures. Fermer les yeux et sentir son cœur se déchirer. Je m'évade dans les billets que j'écris et dans les notes que je joue, des sons égoïstes qui me recréent un univers où rien d'autre n'existe que ce piano et moi. Jouer, écrire, et revivre un peu quand les poignets meurent.
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