
La mélancolie d'un dimanche soir comme de vieilles photographies sur les murs. Sèches, abîmées, jaunies. Sans vie. L'espace confiné mordu par le nuage nicotinique. Les fenêtres sombres contre lesquelles s'écrasent les larmes de la Nuit. Il pleut des cordes sur la ville silencieuse, et le froid s'est recroquevillé sous les grains de ma peau. Lorsque jour après jour, sous les chants astraux de la vie, on a oublié ce que signifiait être seul. Tout à coup le vide revient creuser la chair, forer le cœur et frapper en pleine figure. Être en tête-à-tête avec ses corps-à-corps. Hurler des murmures inaudibles. Se rompre sous les chagrins invisibles. Et dissimuler le manque insoluble sous les draps; rajouter de l'obscurité à la Nuit. Camoufler la vacance sous les oreillers. Attendre demain. Ça aussi, ça passera.
1 commentaire:
Ce que tu écris est beau. A ton image.
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