lundi 31 octobre 2011

Hourglass


Un dimanche après-midi au Luxembourg, l’herbe chauffée par le soleil, la brise légère, 13h30, j’étais allongée sur toi, ton bras enlaçait mon corps, ton cœur battait contre mes tempes,

J’étais vivante enfin,

Le temps filait, et je savais bien, je savais parfaitement qu’il fallait capturer ce moment, ne jamais le perdre, le tatouer sur mon âme, graver les moindres détails de ce souvenir, le serrer contre mes paumes, faute de pouvoir fixer le temps il fallait profiter de chaque seconde et il fallait faire vite, l’horloge me chuchotait sa danse hystérique, se moquait farouchement de mon bonheur, de la fin de mes tourments qui allaient bientôt ressurgir au fil des secondes écoulées, chaque grain du sablier martelait son écoulement dans ma tête, tout serait bientôt fini,

J’ai ouvert les yeux, capturé l’instant jusqu’à m’en rendre aveugle, respiré ton parfum jusqu’à m’en évanouir, écouté la musique jusqu’à l’ivresse, ressenti ton toucher jusqu’à la folie, je n’avais pas assez de temps, le temps qui dansait, je me précipitais – être heureuse, encore quelques secondes, être avec toi, encore quelques minutes, t’aimer, encore quelques mois.

Et je jure qu’à cet instant, nous étions l’infini.

1 commentaire:

Slytha a dit…

Tu es une passionnée, ça se sent, c'est évident en te lisant.
J'espère que tu as profité de chaque petite seconde...