
Ce jour-là j'observerai les derniers rayons qu'une boule dorée daignera offrir à mes pupilles tourmentées. Puis je me relèverai, écrasant le mégot contre un pavé de pierre sombre. Ce jour là ne se terminera pas sur un baiser, non. Le jour s'achèvera sur le son de verre brisé, de cris d'une âme démunie, de larmes glacées qui viendront cristalliser nos joues autrefois roses. Car je n'aime pas aimer, mon amour. Je ne voudrai pas te quitter sur des larmes de détresse. Alors, je choisirai autre chose ; mieux vaut tout briser avant la fin. Je te chuchoterai ces quelques mots qui peuvent changer toute une vie. Les pensées lancinantes, le coeur éclaté, tu perdras la tête et te lèveras brusquement. Tu m'attraperas par le cou avant que j'aie avancé d'un autre pas, et me l'enserreras de ton poignet brûlant. Ta passion s'insufflera dans mes veines sans me percer la peau, mais malgré cela je ne changerai pas d'avis. Et je courrai. Mieux vaut tout éteindre plutôt que d'avoir à ressentir la nostalgie. Après la fin du monde, je veux que tout redevienne gris.
Mais comme deux gamins perdus à l'abandon on partagera les maigres paillettes qu'il restera dans nos poches. Ce sera explosif et beau, oui. Notre bonheur sera mieux que la vie. Tu sortiras le sachet et j'aspirerai ta poudre, en te répétant que rien n'est de ta faute. Qu'on n'a pas mal agit, que c'est la faute à la vie. Nos voix s'élèveront à travers la pluie. Nos coeurs battront à l'unisson comme un accord de batterie. On ira courir à travers la mousson en se disant que tout est possible. On se bercera d'illusions jusqu'à ce que nos poumons ne suivent plus le rythme.
Je réfléchirai le coeur fendu. Le goût de poussière dans la gorge bloquera mes mots, m'interdisant de fait toute communication avec ta propre trahison. Salie et délavée, je te ferai entendre raison. Un parfum excitant viendra me caresser la peau, pour finalement la mordre et s'y accrocher comme une sangsue. La Vengeance. Tu n'imagines pas à quel point, mon amour, la haine et l'amour peuvent être si proches. Je veux te faire découvrir les pouvoirs de ces émotions que tu sembles mépriser. Tu as craché dessus comme sur la tombe d'un héros, et je vais te faire goûter ce soir les fruits de ton blasphème. Mords-les lentement, comme si tu leur faisais l'amour, mon amour. Moi, j'irai enfermer mon coeur à double tour. J'ouvrirai la fenêtre pour pouvoir chavirer en douce.
La lumière filtrera à travers les rideaux et atteindra mes paupières renfrognées. Je clignerai des yeux en tournant sur l'oreiller, pour enfin les ouvrir et croiser tes yeux dans une étincelle. Tu passeras ta main dans mes cheveux en me disant qu'il n'est pas permis d'être aussi Belle. Le coeur près de la bouche je t'avouerai soudain combien tu es exceptionnel. Plus tard, je me balancerai sur ma chaise pour arriver jusqu'à toi, assis sur le sofa. Dans cette pièce intimiste aux couleurs sombres tu incarneras ma propre lumière. Tu viendras loger ta main au creux de mon cou, et je frissonnerai de ce contact, chaque parcelle de ma peau totalement crispée de sensations. Quelques minutes plus tard, ta bouche se rapprochera dangereusement de ma nuque et tu viendras loger dans mon oreille tes plus douces paroles.
Le jour suivant, je sortirai de la douche, les pieds nus, la peau parfumée. Mes boucles mouillées viendront se nicher au creux de ton cou. Tu élèveras ta main au niveau de ma joue, les yeux toujours faufilés sur ton magazine immobile. Mon souffle frais viendra caresser ton oreille. Tu fermeras le livre, les yeux brillants de désir, le regard fiévreux de passion. Je me retrouverai soudain sur du satin scarlett, qui me caressera le dos de sa douceur velvet. Le torse relevé au-dessus de ma poitrine, tu me souffleras du regard combien tu me trouves exceptionnelle. C'est ma langue qui viendra t'adresser ma réponse au goût de sucre ; tu fermeras finalement les yeux et imprimeras tes pensées sur mon visage lancinant. Puis tu t'affaleras à côté de mon corps stupide, le souffle saccadé, les yeux luisants de plaisir, ta main toujours brûlante posée sur ma nuque.
Je me pencherai sur ton visage pour déposer un baiser sur tes paupières douces. Telles la Belle au bois Dormant elles s'ouvriront comme la fleur qui éclot après le sommeil. Pour ne pas briser ton réveil je te laisserai seul quelques instants dans nos draps réchauffés. J'irai allumer ma cigarette dehors. Puis j'approcherai en mesurant chacun de mes pas, comme une déesse gracile.
Je pleurerai le soir suivant. Mes larmes rouleront juste sur mes joues trop lisses et rosies, sous l'effet de tes paroles qui m'auront saccagée. Tu détacheras cette alliance de ton doigt et la lanceras dans ma direction. L'anneau voltigera bien trop loin et j'entendrai le son flou de sa chute un peu plus en arrière. Tu me rediras ces phrases que tu penses tant, cet amour que tu gâches depuis si longtemps. Sans un mot mais bruyamment, tu fermeras la porte de toutes tes forces, le son claquera à mes oreilles pour me siffler sa chute désespérante. Je t'aurai perdu, sans me forcer à te reprendre.
Mais comme deux gamins perdus à l'abandon on partagera les maigres paillettes qu'il restera dans nos poches. Ce sera explosif et beau, oui. Notre bonheur sera mieux que la vie. Tu sortiras le sachet et j'aspirerai ta poudre, en te répétant que rien n'est de ta faute. Qu'on n'a pas mal agit, que c'est la faute à la vie. Nos voix s'élèveront à travers la pluie. Nos coeurs battront à l'unisson comme un accord de batterie. On ira courir à travers la mousson en se disant que tout est possible. On se bercera d'illusions jusqu'à ce que nos poumons ne suivent plus le rythme.
Je réfléchirai le coeur fendu. Le goût de poussière dans la gorge bloquera mes mots, m'interdisant de fait toute communication avec ta propre trahison. Salie et délavée, je te ferai entendre raison. Un parfum excitant viendra me caresser la peau, pour finalement la mordre et s'y accrocher comme une sangsue. La Vengeance. Tu n'imagines pas à quel point, mon amour, la haine et l'amour peuvent être si proches. Je veux te faire découvrir les pouvoirs de ces émotions que tu sembles mépriser. Tu as craché dessus comme sur la tombe d'un héros, et je vais te faire goûter ce soir les fruits de ton blasphème. Mords-les lentement, comme si tu leur faisais l'amour, mon amour. Moi, j'irai enfermer mon coeur à double tour. J'ouvrirai la fenêtre pour pouvoir chavirer en douce.
La lumière filtrera à travers les rideaux et atteindra mes paupières renfrognées. Je clignerai des yeux en tournant sur l'oreiller, pour enfin les ouvrir et croiser tes yeux dans une étincelle. Tu passeras ta main dans mes cheveux en me disant qu'il n'est pas permis d'être aussi Belle. Le coeur près de la bouche je t'avouerai soudain combien tu es exceptionnel. Plus tard, je me balancerai sur ma chaise pour arriver jusqu'à toi, assis sur le sofa. Dans cette pièce intimiste aux couleurs sombres tu incarneras ma propre lumière. Tu viendras loger ta main au creux de mon cou, et je frissonnerai de ce contact, chaque parcelle de ma peau totalement crispée de sensations. Quelques minutes plus tard, ta bouche se rapprochera dangereusement de ma nuque et tu viendras loger dans mon oreille tes plus douces paroles.
Le jour suivant, je sortirai de la douche, les pieds nus, la peau parfumée. Mes boucles mouillées viendront se nicher au creux de ton cou. Tu élèveras ta main au niveau de ma joue, les yeux toujours faufilés sur ton magazine immobile. Mon souffle frais viendra caresser ton oreille. Tu fermeras le livre, les yeux brillants de désir, le regard fiévreux de passion. Je me retrouverai soudain sur du satin scarlett, qui me caressera le dos de sa douceur velvet. Le torse relevé au-dessus de ma poitrine, tu me souffleras du regard combien tu me trouves exceptionnelle. C'est ma langue qui viendra t'adresser ma réponse au goût de sucre ; tu fermeras finalement les yeux et imprimeras tes pensées sur mon visage lancinant. Puis tu t'affaleras à côté de mon corps stupide, le souffle saccadé, les yeux luisants de plaisir, ta main toujours brûlante posée sur ma nuque.
Je me pencherai sur ton visage pour déposer un baiser sur tes paupières douces. Telles la Belle au bois Dormant elles s'ouvriront comme la fleur qui éclot après le sommeil. Pour ne pas briser ton réveil je te laisserai seul quelques instants dans nos draps réchauffés. J'irai allumer ma cigarette dehors. Puis j'approcherai en mesurant chacun de mes pas, comme une déesse gracile.
Je pleurerai le soir suivant. Mes larmes rouleront juste sur mes joues trop lisses et rosies, sous l'effet de tes paroles qui m'auront saccagée. Tu détacheras cette alliance de ton doigt et la lanceras dans ma direction. L'anneau voltigera bien trop loin et j'entendrai le son flou de sa chute un peu plus en arrière. Tu me rediras ces phrases que tu penses tant, cet amour que tu gâches depuis si longtemps. Sans un mot mais bruyamment, tu fermeras la porte de toutes tes forces, le son claquera à mes oreilles pour me siffler sa chute désespérante. Je t'aurai perdu, sans me forcer à te reprendre.
5 commentaires:
Putain ma belle. C'est vraiment puissant. C'était dans ton ancien blog expectations non ?
Love.
Oui! ça m'étonne que tu t'en rappelles, y'avait pas beaucoup de monde qui le lisait...
Je me souviens de expectations aussi!! D'ailleurs tu as aussi supprimé ton compte youtube? =( tes vidéos de piano étaient tellement bien...
Ouai je l'ai supprimé, mais les vidéos ne sont pas perdues, et de toute façon je dois les réenregistrer. Je te les passerai!
C'est vraiment beau tu sais.
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