
Et toujours cette absence qui me mord le coeur, toujours la distance qui me croque de l’intérieur. Il n'y a plus de larmes, plus de peine, plus de Rien. Juste le vide, les gorges du Néant. Les pensées se mêlent, se font l’amour, et moi je reste silencieuse, je m’écroule sous les non-dits. Je m’effondre dans les puits. Il me manque tes bras, ta chaleur, tes étreintes, il me manque tes rires et tes soupirs nocturnes. Il me manque ta peau, sur laquelle je dessinais d’inconnues arabesques du bout des doigts. J’ai ton parfum dans les veines, mon amour. J’ai oublié l’emplacement exact de tes grains de beauté, j’ai oublié la force de tes bras. Plus rien ne me protège, plus rien ne me défend. Je me bats désormais seule contre les esprits démoniaques, ou plutôt, je me bats en courant. Je ne suis pas faite pour l’affrontement. Avec quelques grammes d’alcool dans le sang, j’arrive encore à réaliser que tu es absent. Vers cinq heures du soir, lorsque le ciel s’en va, j’ouvre mes tiroirs, je découpe mes draps, je creuse dans mes bras jusqu’à la chair. Je me réveille la nuit et je m’enlace moi-même parce qu’il n’y a plus personne pour le faire. Mes sanglots sont pathétiques, mon chagrin est devenu bien énigmatique. Tu vois.
2 commentaires:
C'est moi ou tu ne parles pas du même garçon?......
Hehe, on se comprend ^^
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