
C'est si douloureux d'être faible. Et de n'avoir personne qui nous tende la main assez loin, ni assez longtemps pour pouvoir guérir tout à fait. Le sentiment d'abandon vient glacer la bouche, les lèvres s'ouvrent, et tout et n'importe quoi rentre, sans que la conscience l'approuve ni même ne soit au courant, le corps reçoit en paquets les effets de cet état second et le transforme en horreur pure. Au moment où je reprends enfin mes esprits il est bien trop tard, les conséquences sont bien trop puissantes, il n'y a plus qu'à pleurer, qu'à courir, il ne reste plus qu'à aller noyer son chagrin ailleurs. Les larmes viennent brûler le potelé visage, le profil n'est plus tout à fait le même, et personne n'est là, personne ne vient me rattraper, personne ne vient rattraper mes larmes, les essuyer du revers. Le gouffre m'appelle et le vide est si proche, dans mes sessions de névrose je sens que je me rapproche un peu plus de la fin, l'ultime arrivée, le sombre pergélisol m'accueille à bras ouverts. Lui. Mes sanglots encombrent la pièce et je me demande ce que je fais encore là. Un regard vers le velux résonnant de pluie. Noyer sa détresse dans le gris du ciel, ou du goudron. Le sixième étage. C'est haut ?
1 commentaire:
Il est terrible ce texte, je sais que ça fait longtemps quetu l'as écrit mais, ça fait peur. J'espère que depuis ça va mieux.
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