01h36.
J’attends encore, j’attends le matin, suspendue aux horloges à leur arrogance, hypnotisée par les écrans je tue le temps, seule à jamais dans les silences
Étais-je plus malheureuse à vingt ans
Avec mes névroses
Mais jamais oubliée
Je ne sais plus
Je repense à toi et tu me manques
Car le manque me manque
Ai-je fait une erreur
Étais-je plus heureuse à te manquer en écrivant
Je n’ai plus aucun mot aujourd’hui
Que je n’ai déjà écrit à vingt-quatre ans
Où est passée ma folie
Folie d’amour, folie insomniaque
Je me sens à nouveau brisée
Sans personne à l'écoute, personne à qui le reprocher
Est-ce ainsi de grandir
Où sont passés mes démons
J’en ai besoin pour me battre
Que n’ai-je pu les retenir
Ils apportaient du sens
Aux samedis soirs et leur douleur; mal en poing dans le ventre
J’attends le matin j’attends qu’il rentre
Faible, attachée, dépendante
Dehors la musique et les rires
Et entre ces murs mes pensées jusqu’au pire.
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