jeudi 11 décembre 2014

Always.


Symphonie des larmes sur une nocturne de Chopin; tu es parti, parti encore après un mois ensemble, ce mois merveilleux qui est passé bien trop vite, qui m'a semblé une si sublime escapade dans le futur que j'en ai oublié le présent, notre présent encore fait de distance et d'au revoirs, que dire ou qu'écrire les mots me manquent tellement, tant de lacunes linguistiques sur mes sentiments, rentrer vite le soir après le travail pour retrouver tes bras, tes plats et tes desserts préparés avec amour, tant d'amour dans nos veines, et tu es là le soir et au réveil, et "comment s'est passée ta journée" et tes étreintes encore, les deux tasses de café le matin et les draps défaits sous la nuit, les verres de vin sur la table, ta brosse à dents dans ma salle de bains, tes blagues rarement drôles et le film du soir, les baisers que je te vole par centaines et le double que tu me rends, regarder 2 Broke Girls le mardi soir puis toi Gotham et moi Grey's main dans la main et débriefer ensuite, mes vidéos Youtube quand tu prépares à manger, ton fameux risotto que je t'aurai redemandé trois fois, le vendredi soir la grande liberté et cette douceur insensée le samedi matin, quel silence cela va être ici sans toi, quel silence; les références bien à nous acquises au fil des jours, "that's where I'm at ?!", "But I just wanted to cuddle", "Suck it !", et surtout, "Always", et surtout, parler de nous, de notre avenir, de notre famille, de l'appartement, pendant des heures et des heures, t'aimer à la folie et pour toujours, et toujours plus à mesure que les semaines passent, oui je vais t'épouser, et nous y arriverons, et nous serons heureux et nos enfants aussi, Mars 2015 me semble tellement lointain après ce mois passé avec toi, tant d'attente et d'efforts encore à faire je sais qu'un jour nous y serons, ce point du futur dont nous avons tellement parlé, et attendre va être si difficile encore, le bus est parti avec toi à l'intérieur et j'ai retrouvé les couloirs vides du métro à minuit, et le silence assourdissant de mon appartement, comment le supporter à présent, comment vivre sans ton rire, 
il est 00:39 et nous sommes jeudi 11,
et tu es parti à 23:30,
tu étais là hier,
tu étais là hier,
tu étais là il y a deux heures encore,
tu étais là hier.
Et mon amour j'ai tellement de chagrin qu'hier ne soit plus là.
Et je t'aime tant que je ne peux pas contenir ce chagrin, mes larmes de bonheur comme de peine, alors Merci, Merci pour tout mon amour, le café du matin, le film du soir, les draps défaits la nuit, les croissants du dimanche et tout notre avenir dans ta paume comme dans la mienne, cette vie quotidienne dont je ne me lasserai jamais, à moi et tienne tous les jours et à jamais, tu portes mon futur mieux que personne.  
Always.

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