Les mots souhaitent s'échapper en confettis délirants, je les sens dans mes paumes, vertige de l'indicible sur les ponts que je traverse, sans ta main dans la mienne. J'ai envie de courir avec toi dans les villes, de boire du vin dans les champs, d'étouffer le futur et ses doutes sur nos draps de coton; je te veux tout à moi et tout à l'heure, je te veux à Lyon, à Bologne ou partout ailleurs. Le futur m'effraie autant qu'il me réjouit, j'ai bientôt vingt-cinq ans amore, qu'en sera-t-il de nous lorsque j'en aurai trente, me dirai-je en te regardant dormir le matin "nous l'avons fait", ou serai-je dévastée de nostalgie à l'écoute de ton prénom, dans quelle ville serons-nous ou dans quelle ville serai-je, penseras-tu toujours à moi, riras-tu encore en repensant à l'Angleterre ou aux chandeliers de Vienne, souriras-tu au souvenir de la salle de Prague ou des ponts de Venise, m'aimeras-tu encore mon amour, m'aimeras-tu. Tu me manques, je n'ai plus de mots pour ça, tu manques à mes heures et à mes mois, tu manques à ce corps qui te réclame tous les soirs dans sa folie amoureuse, tu manques à ces lèvres glacées que je maquille tous les jours et que tu rendais belles, tu manques à ces endroits insignifiants que tu rendais spéciaux. Reviens-moi vite, car mon corps en brûle, et je suis pourtant gelée.
dimanche 8 juin 2014
The Missing Symphony
Les mots souhaitent s'échapper en confettis délirants, je les sens dans mes paumes, vertige de l'indicible sur les ponts que je traverse, sans ta main dans la mienne. J'ai envie de courir avec toi dans les villes, de boire du vin dans les champs, d'étouffer le futur et ses doutes sur nos draps de coton; je te veux tout à moi et tout à l'heure, je te veux à Lyon, à Bologne ou partout ailleurs. Le futur m'effraie autant qu'il me réjouit, j'ai bientôt vingt-cinq ans amore, qu'en sera-t-il de nous lorsque j'en aurai trente, me dirai-je en te regardant dormir le matin "nous l'avons fait", ou serai-je dévastée de nostalgie à l'écoute de ton prénom, dans quelle ville serons-nous ou dans quelle ville serai-je, penseras-tu toujours à moi, riras-tu encore en repensant à l'Angleterre ou aux chandeliers de Vienne, souriras-tu au souvenir de la salle de Prague ou des ponts de Venise, m'aimeras-tu encore mon amour, m'aimeras-tu. Tu me manques, je n'ai plus de mots pour ça, tu manques à mes heures et à mes mois, tu manques à ce corps qui te réclame tous les soirs dans sa folie amoureuse, tu manques à ces lèvres glacées que je maquille tous les jours et que tu rendais belles, tu manques à ces endroits insignifiants que tu rendais spéciaux. Reviens-moi vite, car mon corps en brûle, et je suis pourtant gelée.
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