samedi 19 avril 2014

Truth be told


Je me revois prendre ce bus il y a deux semaines et te quitter dans un baiser déchirant, cette dernière étreinte, te fixer à travers la vitre jusqu'au départ; mes yeux disaient je t'aime et tu ne pouvais pas entendre. Et tout ce que je voudrais faire aujourd'hui, et j'y pense tous les jours, c'est retrouver l'Italie, tout de suite, aller frapper à ta porte et tout te dire, te surprendre ou te déranger mais enfin tout te dire, les mots deviennent trop lourds si tu savais, il faut qu'ils sortent, il faut que tu saches, je n'ai pas été capable de les murmurer à Vienne, j'ai eu peur, peur de t'effrayer je crois, et même si je sais que tu as compris ce que je ressentais, tu ne l'as pas entendu clairement, et pour toi, pour moi, je vais tout avouer, je ne sais même pas comment je m'y prendrai, les mots sortiront tous seuls qu'ils soient jolis ou non, ils iront à l'essentiel, et moi à la vérité, je t'ai quitté il y a seulement seize jours et ça me paraît une éternité, tu me manques déjà terriblement, et je ne me vois pas attendre deux mois de plus avant d'aller frapper chez toi et te donner mon coeur sur le palier. 

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