dimanche 21 juillet 2013

CLC Sherborne 2013


C’est toujours si impressionnant, cette vitesse à laquelle on peut s’attacher aux gens quand on passe 24h/24 avec eux. Ces habitudes qui s’installent, le câlin de bonjour et de bonne nuit, le rituel du soir, les gimmicks, tant de rires, de délires communs et de private jokes qui se dessinent pour finalement rester tellement ancrés. J’ai appris à vivre avec eux et à les aimer si fort. Qu’on m’apprenne à savoir dire au revoir, car je ne le saurai jamais. J’ai du chagrin, tant de chagrin de ne plus être autour d'eux, de me retrouver seule dans mon appartement avec ce silence anormal, ce silence qui me tue, que j’avais oublié, auquel je n’étais plus habituée. Je repasse en boucle notre chanson, la chanson de ces vacances, et ça ne suffit pas, à quelque puissance que soit le son, tout reste silencieux au dedans et au dehors, la musique n’est plus suffisante, je veux entendre leurs rires, leurs voix, je veux les serrer dans mes bras à nouveau, le plus fort possible, respirer leur présence et savoir que tout n’est pas terminé. Je les ai étreints en larmes, un au revoir toujours plus assassin que le précédent, j'ai pleuré devant les coeurs qu'ils me faisaient à travers la vitre de l'autocar qui repartait déjà, et j'ai su une fois de plus que rien ne serait plus jamais comme avant.

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