mercredi 24 octobre 2012

Night dust


Fumer toute la nuit, faire l'amour, s'endormir aux aurores, me réveiller chez lui à 17h, traîner encore, repartir à 21h, se préparer entre copines, aller dans un bar et bien trop boire, parler à n'importe qui, faire n'importe quoi avec mon téléphone, recommencer, vivre la nuit, vibrer sous les échos de la ville, sous la lumière des lampadaires, sous les volutes des cigarettes et des pilons, ignorer la fatigue, émerger à 16h, traîner ma barre toute la journée et l'entretenir le soir; recommencer, courir le revoir, aller dormir à 6h du matin, me lever avec lui à 16h, boire du café à 17, ne presque rien avaler pendant 4 jours, pas le temps, oublier internet et s'en foutre, pas le temps, ce temps que j'ai passé à vivre plutôt qu'à l'écrire; la vie semble belle quand, toujours entouré et actif, on n'a pas le temps d'y réfléchir. La course aux émotions, aux rires, aux baisers, à la fumée. A mon insouciance, à ma jeunesse. Ce beau week-end.
Clément - Vendredi 18h - Samedi 21h
Poupée & friends - Samedi 22h - Dimanche 18h
Clément - Dimanche 19h - Lundi 17h
Poupée & friends - Lundi 19h - Mardi 10h.

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Je vis la nuit au milieu de mes mégots. J'écoute les musiques se fondre dans le silence et je les laisse m'envelopper. J'attends l'aurore comme un salut, une purification. Être éveillée au réveil de l'aube et pouvoir se dire que tout va bien, regarder l'autre jour amorcer son récital, l'autre chance montrer ses possibles. Les journées brûlent comme du papier, les nuits comme ces cigarettes que j'accumule. Je fume contre le temps et sa débâcle, contre la vie et ses foutus points-virgules. Peut-on ressentir la douce émotion d'un souvenir de façon parfaite, l'émotion pure comme elle l'était à l'instant T ? Jamais. Voilà mon plus grand songe, mon plus grand souhait. Pouvoir revivre en boucle ces moments magiques, de peur que jamais d'autres ne viennent les remplacer ou me détourner de leur souvenir. Faire de la résistance aux instants déjà passés, même d'un jour seulement. Voilà à quoi je passe ma vie. Je veux mettre en pause, rembobiner et avancer ma vie comme ça me chante, selon mes envies. Je fume la nuit pour aspirer le temps dans sa danse, et minute papillon ! C'est perdu d'avance. Ma Nuit dans sa gloire posthume reposant dans le cendrier, et tous mes songes perdus, les amertumes comme les félicités.

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