Insomnies; je fume la nuit de mégot en mégot. Tristes songes qui pompent mon oxygène. Ma vie en pause et ce mois qui se traîne. J'ai perdu le chemin. J'emprunte les routes à l'aveuglette en titubant. La maladresse des possibles. L'infini s'est cassé derrière des portes dont je n'ai plus les clefs. Il me téléphone et la douceur de sa voix m'apaise. Les jours passent et il se bat, une putain de bataille qui dure, et qui s'appliquera tous les jours. Quelle horreur de maladie. Et moi je veux de l'espoir, je veux qu'un putain d'espoir me traverse les veines. Avant-hier... Ses baisers sobres étaient les meilleurs du monde, parfumés et pleins d'amour, et moi j'en étais ivre. Les retrouver m'a ébranlée. Je le voudrais pour toujours. Notre combat dans les marécages oubliés de cette pute de vie, là où survivre est toujours plus important que trouver la lumière. Des marques sur nos poignets, des brûlures et des cicatrices ornent nos corps. Les amants oubliés de la Chance, toujours sur le fil, prêts à basculer à chaque instant. Et moi je ne sais même plus où je trouve toute la force nécessaire à cette survie, à part dans sa voix, son regard, ses étreintes, et dans la musique des Hommes, des braves. "Faut du courage pour le dire, si c'est un peu pour le meilleur ce sera surtout pour le pire". Je veux l'Espoir, je veux qu'il tienne et qu'il s'abstienne, et la sérénité de notre éternité.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire