
Une insomnie de plus, allons-y. Devenons fou à s’en coller les membres contre les murs, à s’en coller le cœur contre les parjures. Tiraillés par les attaches, par l’affectif, tiraillés par l’amour sans objectif. Moi je songe les yeux ouverts, moi je crie les yeux fermés ; si les paupières closes créent les cauchemars, je préfère rêver debout, le silence dans les veines. Le désespoir comme un tatouage. Et crisper mon cœur sous la détresse, un cœur lourd que tu traînes derrière toi comme le boulet du prisonnier, qui te capture, qui te dévore, qui t’empêche d’avancer, dont tu voudrais te débarrasser. Pourtant tout semble s’inverser. C’est toi mon poids, c’est toi mon chagrin, c’est toi qui m’empêche, comme ces détenus d’autrefois, de briser la chaîne puis d’enfin courir vers le soleil. Tu es mon traumatisme, tu es ma psychose, tu es mon élan névrotique. Tu es le ruban noir de mes nuits blanches. Qui m’affale, qui m’affame, qui m’enlace, qui m’enserre. Drame de l’amour quand la personne qui détruit est aussi celle qui insuffle la vie. Je t’aime de cet amour et je meurs tous les jours.
1 commentaire:
<3
Tu as de très belles phrases.
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