mercredi 14 juillet 2010

Goodbye J.


Corps et Coeur en ont subi les frais. Tu as marqué sur ma peau tes vengeances envers la Femme, et la haine de tes souffrances passées, et j'en ai souri, pendant un court moment; parce que c'était mon Corps que tu avais choisi, le mien et aucun autre. La liberté n'a plus été à ma portée, dès lors que je ne pouvais plus renoncer à toi, me refuser à toi. Tu étais la leçon que je devais apprendre. J'étais le Corps que tu estimais devoir prendre, devoir pendre. Et cette acide souffrance qui détruisait mon Coeur jour après jour, était bien un signe que quelque chose n'allait plus dans notre accord, notre corps à Corps. Et j'aspergeais moi-même ces plaies d'insectes plus mordants, nuit après nuit. En acceptant tout. Il n'y avait rien d'autre à tenter pour que tu m'appartiennes. Et plus rien à perdre. Je me perdais pour être tienne. Tatouée de toi jusqu'aux os, jusqu'au sang. Mordue d'espoir que ces blessures ne durent pas éternellement. Et je n'ai jamais réussi à te faire totalement mes adieux. Il n'y avait plus rien à perdre et plus aucun Coeur à briser; les nôtres après tout étaient déjà fracassés. Le tien par elle, le mien par toi. Je t'aimais tellement. Je t'aimais à m'en déchirer le Corps. A en sursauter la nuit. A me perdre le jour. A t'abandonner ma liberté. A te donner la corde pour que tu me pendes. Tu étais la leçon que je devais apprendre.

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