
J'ai rêvé de lui cette nuit, c'était beau et ridicule. Je cherchais son contact et j'y avais droit. Il passait son bras autour de mon épaule. Et puis ça a viré réalité et il me faisait comprendre que non, ce ne serait pas possible, mais qu'on pouvait quand même passer la nuit ensemble. Je me suis réveillée seule dans les draps froids, avec ce manque, cette privation, qui émiettaient mon Coeur pièce après pièce. Vide de vie, désertée de lui. Mon Corps creux contre son coeur aride. Mes rêves délirants contre mes jours stupides. Le Néant me bouscule. Les parfums ont perdu leur subtilité, les couleurs restent fades face à mes songes insensés. La lumière s'est égarée, et il ne reste que les larmes, envahissantes, sulfureuses. Une douleur à laquelle je suis habituée.
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