
Shootée de caféine, de nicotine, je cours dans les allées. Quelle torture que la faim; mais fin de ta torture. Celle qui me dévorait jusqu'au Coeur, celle qui me réveillait la Nuit, je me coupais de ton fil barbelé. Le contrôle est ce "flamboyant mélange de triomphe et de tragédie". Et comme il me pompe toute mon énergie, je n'en ai plus pour penser à toi. Je t'oublie. Je t'oublie dans la chute libre des chiffres, je t'oublie dans le doux précipice que je déchiffre. Les émotions dégringolent dans le néant que j'ai créé. Ne plus rien avaler, pour ne plus rien ressentir. C'est aussi simple que ça. Je deviens un fantôme incapable de sensations, toujours plus gracile, dansant sur le fil. Je vogue, Coeur et corps légers. Tu n'es plus dans mon Coeur, et tu seras encore moins dans mon corps désormais. J'ai tiré le trait. Sur mon fil.
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