
En phase terminale d'une énième insomnie j'ai poussé la mécanique du corps jusqu'à ses limites. Nuit qui s'achève et la renaissance apparaît. Loin des faiblesses animales je dessine les courbes folles de mes envies. Sans jamais les porter à ma bouche. Elles me porteront toutes au brancard d'une manière ou d'une autre. J'avale de l'air; gorgées de Néant. Cette faim de vie qui transporte. Faim d'élite, faim de réussite. Au centre de mes aveux tacites. Et sous la Nuit. Lorsque le jour se lève, la vérité échoue et je redéguise la démence. Comme tous les matins. On dissimule ses propres secrets comme des bijoux. En priant pour la clémence.
1 commentaire:
Triste, mais beau.
"Lorsque le jour se lève, la vérité échoue et je redéguise la démence. Comme tous les matins." J'adore.
Enregistrer un commentaire