jeudi 11 février 2010

Deprivation


La Nuit qui caresse les os, Insomnia à corps perdu. Le Coeur qui tangue dans les allées, la conscience décharnée. Jeûne, cigarette et café. Et les verres en file, les bouteilles vides, cheveux en bataille et l'ivresse qui anime. Des corps trop gelés pour rester seuls qui se rapprochent, valse des soupirs, flamboyance du désir. Du bouche à bouche pour sauver des âmes. Danse de l'inassouvi, pieds et poings liés. Perdus dans l'espace-temps, écrasant la jeunesse. Bousillons nos corps jusqu'à la moelle, voir si nous sommes encore foutus de vivre. S'enfoncer dans la décadence sans plus chercher personne pour nous sauver. Et la musique qui frappe contre les murs, les corps qui se déchirent dans leur danse diabolique, lèvres moelleuses qui se rencontrent pour oublier l'absence. Les échos de notre débauche retentissent en un bruit sourd dans les rues voisines. Si seulement ils savaient.

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