
A 7h50 je suis sortie de l'appartement. Décoiffée par la Nuit, par la soirée décadente. Air frais et doux, d'un matin dominical. Les rues désertes. Moi au milieu. Je marchais sur les routes silencieuses, le maquillage stigmatisait encore ma peau. J'ai mis de la musique. J'ai fumé une ou deux cigarettes. Décadence de la jeunesse. Vernis rouge, rouge à lèvres, lèvres closes. Je n'ai pas reconnu la place, parce qu'il n'y avait personne. La ville était comme un monde parallèle ce matin. Starbucks m'a réchauffé un peu le coeur. J'ai réfléchi longtemps. Puis je suis repartie; je valsais dans les allées, les gens me regardaient. Qu'est-ce qu'ils devaient penser. Qu'est-ce qu'elle est devenue, la jeunesse; ivresse, débauche, vulgarité. Messieurs mesdames on n'y peut rien. On cherche notre manière d'exister. A nos vies de merde, dans ce monde de merde, qui court à sa fin.
1 commentaire:
"A nos vies de merde, dans ce monde de merde, qui court à sa fin."
J'ai retrouvé ton blog. J'ai retrouvé les textes de la seule personne, qui, à mes yeux, sait écrire.
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