
C'est comme si quelque chose venait agripper tout ton intérieur. Tout ce qui te constitue. Ta matière entre ses griffes. Quelque chose te saisit le coeur et te le presse, comme un inquiétant fantôme qui te déchaînerait. Ton intérieur est Chaos. Ton corps se noie dans les marécages, mais ton esprit s'est détaché. La musique et ses battements t'ont transporté. Dans ton exaltation tu as oublié le fait même que tu étais Quelqu'un. Plus de prénom, plus de corps, plus de passé, plus de pensées. Boule d'émotions qui danse dans l'obscurité. Tu as oublié de te rappeler. Le délire bouillonne dans ton sang, ta danse frénétique efface tes plus noirs secrets. Capturé par la transe, ton corps surexcité s'envole et se balance, se viole et s'en balance. Les veuves sont libres désormais. Tu souris sous le linceul.
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